HRW : un rapport sur des violences xénophobes généralisées en Afrique du Sud

Les Human right Watch vient de publier ce 17 septembre, un rapport sur les harcèlements xénophobe et la violence courante et fatale contre les étrangers d’origine Africaine et asiatique en Afrique du Sud. Selon le rapport « le gouvernement n’a pas suffisamment agi pour garantir que les attaques menées par des citoyens ordinaires, des policiers ou même des responsables gouvernementaux fassent un objet d’enquêtes et d’actions judiciaires à l’encontre des individus responsables. »

Intitulé (« “Ils m’ont volé ma vie” : Violences xénophobes contre les étrangers en Afrique du Sud ») ce rapport de 64 pages, brosse les exactions produites au cours de l’année ayant suivi l’adoption par le gouvernement du Plan d’action national de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui leur est associée.

Sur la liste des violences identifié se trouve : des meurtres, des blessures graves, des déplacements forcés, des discriminations et des obstacles à la justice et à la fourniture de services de base.

Les étrangers sont traités comme des boucs émissaires et blâmés pour l’insécurité économique, la criminalité et l’incapacité du gouvernement à fournir des services publics. Ils ont été la cible de manifestations et de fermetures à l’échelle nationale marquées par des violences collectives, des pillages et des incendies de leurs lieux de travail. Début septembre 2019, des foules brandissant des armes et scandant des slogans anti-étrangers ont attaqué des étrangers et provoqué leur déplacement forcé, détruisant des milliers de leurs entreprises et foyers. Aucune des personnes interrogées n’a encore été dédommagé financièrement ou obtenu justice. Malgré les déclarations du gouvernement selon lesquelles 10 des 12 personnes tuées étaient sud-africaines, Human Rights Watch a constaté qu’au moins 18 étrangers avaient perdu la vie dans ces violences.

Le gouvernement sud-africain et les autorités chargées de l’application des lois ont affirmé à plusieurs reprises que ces vagues de violence étaient de nature exclusivement criminelle et sans rapport avec la xénophobie.

 

 

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